le plumage

le plumage
Le plumage de la palombe est épais, mais fragile.
Le moindre petit choc peut lui enlever des plumes ou du duvet. Mais cela peut lui être d'une grande utilité, surtout lors de contacts avec ses principaux prédateurs qui sont essentiellement des rapaces. Le principal ennemi de la palombe est l'autour, et on sait que celui-ci attaque par dessous, en plantant ses griffes dans le poitrail par un très rapide retournement du corps. La plupart du temps, l'autour repart avec simplement une bonne poignée de plumes entre ses serres.

La robe de la palombe est d'un bleu clair grisé tout en nuances. Le poitrail part d'un rose pâle et tire vers le blanc lorsqu'on se rapproche de la queue. Celle-ci est longue et porte des barres noires à son extrémité, sur la face ventrale.
Le cou est orné d'un collier blanc non fermé dont les bords virent au vert sombre et au pourpre.
Ce collier n'apparaît qu'à partir de 6 à 8 semaines.
C'est un bon moyen pour différencier une très jeune palombe d'une adulte. Par contre, dès que la palombe porte ce collier, il est plus délicat de déterminer son âge.

Le critère qui sépare à coup sûr les oiseaux de première année des oiseaux plus âgés est la présence d'un liseré marron clair sur certaines plumes des ailes et plus particulièrement les plumes qui recouvrent les grandes rectrices.
Un bon critère de différenciation lorsque la mue post juvénile est terminée, est la couleur de l'iris et de la base du bec qui sont gris bleuté pour les jeunes palombes. La pointe du bec est d'un blanc jaunâtre et les pattes sont rose mauve ou gris bleu avec des marques pourpres.

Les plus vieilles ont un iris jaune citron pâle ou jaune sulfureux, la base du bec devient rose rouge, pourpre ou rouge vif, la pointe du bec jaune vif ou jaune orangé et les pattes rouge pourpre profond ou rouge foncé.


La mue du manteau de la palombe n'est jamais complète. En effet, on pourra retrouver des individus avec des séries de plumes neuves séparés par des vieilles plumes de l'année précédente.
Les chasseurs qui élèvent des palombes en captivité les aident souvent à muer en leur arrachant les plumes, surtout celles de la queue qu'elles ont tendance à abîmer dans les volières.

Certains disent qu'il faut pratiquer cet arrachage à une période de l'année bien précise sur une lune montante ....

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 10:42

le sexe de la palombe

le sexe de la palombe
Comment reconnaître un mâle d'une femelle ?

C'est une question que chaque chasseur qui veut élever des palombes va se poser un jour ou l'autre, soit pour pouvoir séparer et mettre ensemble un probable couple, ou tout simplement pour sélectionner comme appelant une seule catégorie de palombes. En effet, certains chasseurs sont persuadés que les femelles sont plus « dociles » et les mâles d'un plus « fort caractère ».

Il n'existe AUCUN moyen fiable pour différencier un mâle d'une femelle. Seules les dissections permettent de reconnaître les organes génitaux.

Donc MISSION IMPOSSIBLE ?

non, pas forcément.... chacun y va de son petit « truc », souvent sur des caractéristiques anatomiques ou comportementales.

En effet, il y a des comportements qui paraissent évidents, surtout au moment de la période pré-nuptiale. Mais pour ceux qui désirent faire de la reproduction en volière, il faudra passer du temps devant le grillage pour voir les couples qui se déclarent. Mais il aura perdu un temps précieux et peut-être une couvée ou deux.

On va dresser ici une liste non exhaustive des petits « trucs » de chasseurs qui peuvent laisser croire que l'on reconnaît le sexe, mais il faut savoir que même les palombes entre elles se trompent parfois. On a même observé des comportements de mâles grimpant sur d'autres mâles, uniquement parce que ceux-ci avaient adopté en se nourrissant une position de « soumission sexuelle » normalement utilisée par la femelle

Le poing : (sur palombes extrêmement dociles !!!)

l'observateur passe la main dans la cage où se trouvent les palombes captives, le poing fermé et abaissé. Il y a de fortes chances qu'un mâle s'approche et donne des coups de bec amoureux et faire même quelques tentatives de copulation. Il aura interprété ce poing fermé et abaissé comme un signe féminin de soumission. En effet, il a été observé que lorsqu'un mâle se promène à la conquête d'une femelle, son attitude est bien particulière: sa tête est élevée, le cou dressé et les plumes du dos sont hérissées, traduisant ainsi une volonté de domination. La femelle par contre baisse la tête et se met en boule, preuve de soumission au mâle.
Après avoir observé le comportement du prétendu mâle face au poing, quelques instant plus tard, on peut étendre la main horizontalement. Cette attitude est alors considérée par le mâle comme un signe de légère agressivité et déclenche en lui un réflexe d'attaque assorti de coups de bec violents. Si l'observateur relève la main, toujours grande ouverte au devant du mâle, celui-ci reculera devant ce qu'il considère comme un geste de trop grande agressivité pour lui, et se soumettra.

Mais tout ceci ne prouve pas à 100% que la palombe observée est un mâle. En effet, on observé des femelles dominantes et agressives avoir exactement le même comportement, des mâles tenter de copuler avec des mâles soumis, des femelles tellement dominantes qu'elles n'acceptent aucun coït...


La queue :

Si d'une main on tient une palombe par le corps et que d'un doigt de l'autre main on appuie sur son poitrail, on observera un mouvement de la queue :
chez la femelle, elle se relève alors que chez le mâle elle s'abaisse.
Ce même réflexe se produit également lorsqu'en empoignant la palombe avec les 2 mains par dessus, on appuie avec les doigts par dessus sur l'abdomen ou le thorax.
Ce réflexe correspondrait aux attitudes d'accouplement des deux sexes et paraîtrait confirmer la valeur de ce procédé.


La morphologie :

On a remarqué qu'en général, à l'âge adulte, un mâle sera un peu plus gros que la femelle, que sa tête est relativement plus volumineuse avec un front plus bombé....


# Posté le mardi 06 janvier 2009 16:09

le nid

le nid
Ce chapitre est intéressant pour ceux qui veulent se lancer dans «l'élevage» (pour plus d'informations, allez consulter la partie élevage).

Les petites palombes sont nourries au début de leur vie avec du lait de jabot.
Ce lait est une formation légèrement caséeuse (caséine : protéine du lait) sécrétée par l'épithélium glandulaire du diverticule ½sophagien, c'est à dire en des termes moins barbares le jabot.
Il est composé de 65 à 85% d'eau, de 13 à 19% de protéines, de 7 à 13% de matières grasses et 1,5% de sels minéraux.
Il contient aussi des vitamines A, B1 et B2, un peu de calcium mais pas de glucides contrairement à celui des mammifères.

Après 15 jours «d'allaitement», ce lait n'est plus composé que de 20% de matière nourrissante. Ce qui n'est plus fourni par le lait de jabot est remplacé par des aliments végétaux légèrement pré-digérés par les parents.
Les petites palombes font régurgiter les parents en stimulant le fond de leur gorge à l'aide de leur bec, beaucoup plus aplati que celui des parents (certains le comparent même à un bec de «pélican»

# Posté le mardi 06 janvier 2009 16:02

alimentation 3

alimentation 3
On estime, en moyenne, que les palombes ont besoin de 50g de graines par jour. Les oiseaux en captivité n'ont bien sûr pas besoin d'autant d'apport journalier puisque leur activité est inférieure. On l'estime à 43g.

Mais le poids de nourriture consommée dépend d'une multitude de facteurs, en particulier la valeur énergétique des aliments et les besoins en calories. En effet, si l'environnement ne permet à la palombe que de s'alimenter à partir de tubercules de pommes de terre qui sont pauvres, elle devra en ingérer une quantité bien supérieure à ce qu'elle aurait fait si elle avait eu du maïs à proximité de bec.

Cependant, quelques "records" ont pu être observés sur des palombes certainement plus "gourmandes" que d'autres. On a retrouvé dans des jabots les quantités suivantes :

- 30 cerises, 70 feuilles de trèfle et 10 segments d'insectes,
- 1087 graines d'orge,
- 758 graines de seigle,
- 946 graines d'avoine,
- 272 faines de hêtre,
- 59 glands,
- 38 glands et 92 baies d'aubépine,
- 37 glands, 6 faines et 2 cerises,
- 82 cerises,
- 363 baies d'aubépine,
- 136 baies de sureau et 1373 morceaux de feuilles de choux,
- 3755 feuilles de trèfle et 183 morceaux de feuilles de choux,
- 144 pois et 7 faines,
- 119 grains de maïs (observation personnelle)

# Posté le mardi 06 janvier 2009 16:01

alimentation 2

alimentation 2
Le régime alimentaire des palombes adultes a été bien étudié et il comprend dans le désordre :

graines blé, seigle, avoine, maïs, orge.

feuilles vertes trèfle, betterave, chou-fleur, chou, épinard, laitue, pois, betterave à sucre, luzerne, moutarde, radis, renoncule, sianfoin, plantain, véronique, ortie, frêne, etc.
fruits et graines chêne, hêtre, sureau, lierre, laurier, troène, houx, prunier, aubépinier, alaterne, bourdaine, cornouiller, fusain, if, pin, érable, rosier, myrtille, roncier, groseillier, gui, lin, pois, asperge, chénopode, etc.
rhizomes et bulbes pomme de terre, betterave à sucre, potentille brillante, oxalide, anémone, conopode, etc.
fleurs et bourgeons chêne, aulne, saule, érable, hêtre pin, etc.

Et bien sûr de la nourriture animale composée de vers de terre, de petits insectes et leurs larves ainsi que des petits mollusques.

# Posté le mardi 06 janvier 2009 15:59